Bucarest

9

Ce week-end, je suis parti pour Bucarest rejoindre nos 4 « roumains » préférés : Antoine, David, Halim et Hugues. Mais ce n’est pas tout : Émilien et Rémi, les 2 compères de Varna (Bulgarie) étaient également de la partie. Nous nous sommes donc retrouvés à 7 « polytechniciens » à Bucarest, réunis pour faire encore plus n’importe quoi que pendant l’année ; c’était donc annoncé, week-end no limit à Bucarest. C’est parti pour le récit d’une nouvelle aventure.

Vendredi 12 août 2005 : ça y est c’est le weeek-eeend…

Bucarest est à environ 400 km de Sofia. Alors, vous allez vous dire, vite fait. Oui mais voila, rien n’est pareil en Bulgarie. Train Sofia-Bucarest : 12h30 pour le plus rapide. J’ai donc profité de l’amabilité de mon patron (qui m’a gentiment donné mon vendredi) et surtout de celle de Malvina, qui m’a permis de faire la plupart du voyage en voiture.

Malvina habite à Русе (se prononce « Rousset »), ville sur le Danube à la frontière roumaine, et pour le week-end elle rentrait dans son fief, avec trois autres de la bande, Anne, Assia et Sylvie. Nous sommes donc partis tous les 5 de bonne heure (et de bonne humeur), pour Russe ; je prendrai le train là-bas pour rejoindre Bucarest (à 60 km), alors que les filles profiteraient du week-end dans la région.

Après 4 heures de route, nous arrivons à la gare de Russe, où m’attendent Émilien et Rémi ; Russe est plus ou moins le passage obligé pour aller de Bulgarie en Roumanie. Après moult tractations avec la guichetière, nous parvenons à prendre tous les 3 le train de 16 heures. La joie est palpable.

Quelques instants plus tard, nous arrivons sur le célèbre « Pont de l’amitié », qui relie les deux futurs adhérents à l’Union en 2007. Vous l’aurez compris, c’est ici le Danube qui fait office de frontière entre les deux pays et c’est donc ce gigantesque fleuve que le pont enjambe. Nous voici donc sur ce fleuve mythique, le plus long d’Europe (si l’on ne compte pas la Volga en Russie).

La campagne roumaine que nous observons ressemble à la campagne bulgare, avec moins de relief, et en plus… Des puits de pétrole. Calèches et cabanes de fortunes en guise d’habitat sont également omniprésents.

19h20, nous arrivons à Bucarest : à peine plus de 70 km réalisés en… plus de 3 heures. Pour nous accueillir, Antoine et David, qui eux avaient leur journée, tranquille… Voila, c’est parti pour un week-end de folie, et pour ma part le 4ème pays « visité » en un mois après la Bulgarie, la Grèce et la Turquie.

Quelques 30 minutes plus tard, nous arrivons chez les 4 Roumains, ma foi un très bel appartement avec entre autres cheminée et climatisation. Halim et Hugues sont alors tout simplement… En train de dormir. On ne perd pas de temps, petit apéro avant d’aller dans un endroit bien sympa : la Motoare.

Vendredi soir, Acte I : la Motoare

Arrivée un peu spéciale, il faut prendre l’ascenseur pour arriver dans cet endroit. Un ascenseur où une dame passe la soirée à faire monter et descendre les gens. Elle est assise, et… Fait du tricot ! Ça s’annonce pas trop mal. Nous voici donc tous réunis à la Motoare.

La bière à 30 000 Lei, soit 3 nouveaux Lei, soit à peine 1 euro ; un peu plus cher qu’en Bulgarie mais ce n’est pas non plus insurmontable. Ça a d’ailleurs été une des difficultés du week-end cette monnaie : entre un taux de 1 euro = 35 000 Lei, les anciens et les nouveaux Lei, c’est dur de s’y retrouver.

Cet été à Bucarest, il y a une exposition de (fausses) vaches peintes au gré des habitants et ce soir au Motoare les gens lâchaient leurs élans artistiques à peindre un de ses gentils ruminants.

Nous découvrons également les joies du « Mitch » (ça s’écrit mici), sorte de saucisse grillée au barbecue et servie dans de nombreux bars : délicieux.

Cette Motoare est très sympa, et je la recommande aux voyageurs noctambules de passage à Bucarest. Autre endroit à ne pas râter : le Fire Club.

Vendredi soir, Acte II : le FireClub

C’est parti pour le Fire Club, un mix entre bar et boîte de nuit, mais pas boîte au sens habituel du terme, à base de soupe commerciale du moment que seules les minettes de 14 ans peuvent avaler. Non, là il s’agissait de musique, de vraie musique, et ça fait vraiment plaisir. Les Bucarestois ne s’y trompent pas et l’endroit est donc logiquement bondé.

Ici c’est même topo qu’en Bulgarie, les filles sont charmantes, à ceci près qu’en plus ici elles parlent presque toutes très bien l’anglais voir le français. Aux dires de nos correspondants à Bucarest, il est plus facile de parler avec elles et de faire des rencontres. Voici la photo d’une demoiselle ne souhaitant vraisemblablement pas être prise en photo (No Picture please !)

En tout cas énorme énorme soirée, no limit assuré, et bonne humeur garantie.

Samedi 13 août 2005 : à l’assaut de Bucarest

Après cette première soirée de folie, nous nous apprêtons logiquement à visiter Bucarest, cette ville que l’on surnomme « le petit Paris ». Il est vrai que le pays et en particulier la ville ont des influences occidentales, pour preuve le roumain est… Une langue latine.

S’il y a quelque chose d’incontournable à visiter à Bucarest c’est bien le Palais du Parlement et l’artère Unirii qui débouche sur ce bâtiment colossal.

Tout le long de cette artère, il y a 40 fontaines, représentant les 40 départements roumains, et la plus grande de toute représente Bucarest. Celle-ci est tellement grande que la route et les voitures passent au milieu, et je n’ai pas pu la prendre dans son intégralité.

Voici donc le palais du Parlement, vu de l’artère débouchant sur ce colosse architectural :

no images were found

Le palais du Parlement de Bucarest a été entrepris pendant la dictature communiste de Nicolae Ceausescu. La construction a ainsi commencé en 1984, et jusqu’en 1989 son coût représentait 40 % du P.I.B. roumain ! Ceausescu voulait un palais à la hauteur de son ego, c’est pourquoi il a construit ce bâtiment étant à l’heure actuelle le deuxième bâtiment le plus grand du monde en surface (derrière le pentagone), et le troisième en volume.

Pour la construction de ce palais et d’Unirii, Ceausescu a fait rayer de la carte tout un quartier de Bucarest, où il y avait monastères, églises et autres bâtiments.

La révolution roumaine a eu lieu en 1989, et c’est cette même année que Ceausescu est décédé… Coïncidence ? Après sa mort, le gouvernement a tout de même voulu terminer l’œuvre, et aujourd’hui le palais n’est terminé qu’a 90 %. Il y a 4 étages visibles (chacun faisant au minimum 10 mètres de hauteur), et 10 étages dans les sous-terrains appartenant à l’Etat, et nul ne sait ce qu’il s’y passe…

Voila pour le contexte, nous entrons alors dans le palais ; entrée 1,5 euro par personne, et pour prendre des photos… Et bien c’est payant, et pas qu’un peu : 9 euros ! Nous nous abstiendrons donc de photos. Il aurait été de toute façon difficile de rendre l’impression de volume et de gigantisme qui règne à l’interieur avec un simple appareil photo. A l’intérieur donc, on trouve du marbre blanc partout, de l’ébène, des lustres en cristal, des tapis faits sur mesure pour chacune des pièces (certains tapis font jusqu’à 3 tonnes et 1 000 m²), escalier en marbre refait 5 fois car la hauteur des marches ne convenait pas à Ceausescu… une folie. Les pièces ont des volumes incroyables : certaines salles font jusqu’à 16 mètres de hauteur (voir plus à mon avis), et ont une surface gigantesque de plus de 1 000m².

Un des endroits les plus prisés reste le balcon qui donne sur l’immense avenue d’Unirii, que seul Mickaël Jackson aura le privilège de fouler en tant que célébrité, avec une foule en face de lui. Malheureusement, le pauvre Mickaël à fait la bourde de sa vie, il a clamé à la foule : « I love you Budapest ! ».

La visite continue

Après le palais, nous continuons notre petit tour, et nous arrêtons dans un endroit très sympa, même si l’accueil du serveur l’a été beaucoup moins : le Hanul Manuc.

no images were found

La visite se poursuit dans Bucarest, où l’on croise notamment des bâtiments communistes (mais pas moches !), un parc avec étang et de jolies églises orthodoxes.

no images were found

Le parcours se termine par l’Athénée, jonchée des noms des auteurs des Lumières comme Voltaire, et par l’ambassade de France (comme toute ambassade, photo interdite).

Le samedi soir

Ce fût d’abord la course pour trouver un resto typique et pas hors de prix, et nous tombons sur un apparemment recommandé par le Routard : le hanul cu tei. Les serveuses, la décoration, les assiettes, la nourriture, tout est typiquement roumain. L’endroit n’est pas le moins cher de Bucarest, mais pour 7 euros environ nous mangerons vraiment très bien, avec en prime un petit air d’accordéon.

Pour chacun ce sera Polenta (mamaligua en roumain), ça ne paie pas de mine mais c’est extrêmement bourratif ! Et en guise de digestif, nous dégustons une Palinka, eau de vie traditionnelle roumaine à base de prune. De mon avis personnel, meilleur que la rakia bulgare (désolé, je ne vous trahis pas amis bulgares, votre cachecaval est meilleur ne vous inquiétez pas !)

Après ce resto, un autre endroit sympa similaire à celui de la veille (la Motoare) : la ruine. La encore, bière et Mitch de rigueur. Pour finir la soirée et pour trancher avec la veille, nos « roumains » nous proposent une boite branchée de la ville, histoire de voir différents aspects de la nuit à Bucarest. Là, nous retombons effectivement sur une boîte plus « traditionnelle », avec musique infecte garantie, gens superficiels et venus là pour se montrer. Mais apparemment cela plait, puisque vous avez ici en prime danseuses en string sur le comptoir, seul animation permettant de distraire une minute ou deux le visiteur totalement pas dans cette ambiance surfaite et limite malsaine. Nous ne resterons donc pas plus de 15 minutes, j’aurais quand même au passage eu le temps de me faire « brancher » par un homo.

Avec tout ça il commence à se faire tard, et les exploits de la veille commencent à se faire sentir ; un dernier pub histoire de discuter, et retour au bercail, sous la pluie et les orages.

Dimanche 14 août 2005 ; retour en Bulgarie

Le train retour pour Russe est à 14 heures à la gare de Bucarest, c’est pourquoi il ne faut pas trainer. Nous aurons juste de passer chez le p’tit Gregory en face de la rue et de le « mettre en boite » (en cas de plaintes pour jeu de mot douteux, adressez vous à Milox)

Voila, c’est la fin de l’aventure Roumaine, dommage que ça ne fût pas plus long, car une journée pour visiter une telle ville c’est assez juste… Enfin c’est mieux que rien, je ne me plaindrai pas !!!

Russe et le retour à Sofia

Le retour Bucarest-Russe a été assez rapide, nous arrivons vers 16h15. Alors qu’Émilien et Rémi prennent leur bus pour rentrer à Varna, Malvina et les autres françaises m’emmènent faire une petite visite de Russe avant de partir ; malgré des dockers assez… moches, cette ville de plus de 100 000 habitants vaut tout de même le détour.

Les parents de Malvina nous emmènent alors sur le Danube, dans un petit coin de nature, c’est superbe, même si la nuit commence à tomber.

20h30, il est temps de rentrer pour Sofia, alors que hélas… Le pire est à venir. Au bout de près d’une heure de route, un orage d’une puissance inouïe s’abat sur nous, avec des pluies que de mémoire de normand je n’avais encore jamais vu. Il pleut tellement que nous sommes obligés de nous arrêter sur le bas côté, on ne voit pas à un mètre. Décidément, la Bulgarie aura vraiment souffert des orages cet été, surtout les habitants de cette zone qui ont déjà été assez sinistrés précédemment. Au bout de 45 mn d’attente, l’orage se calme et la pluie devient fine, nous reprenons tranquillement la route et arriverons à plus de 2h30 chez nous, en un seul morceau ; fin de l’aventure.

Partager

À propos de l’auteur

Webmaster du site Tour du Blog, je partage avec vous ma passion des voyages et de la photographie.
Si cet article vous a plu, retrouvez tous mes posts par ici : A propos de Pierre

9 commentaires

  1. Tres bon recit, quasiment tout y est, Bravo !!!
    Je me permettrai de rectifier 2 points:
    -« 30.000 Lei, soit 30 nouveaux Lei » => malheureusement tu t’es trompe car 30.000 Lei = 3 nouveau Lei.
    -les « mitch » ca s’ecrit mici mais ca se prononce effectivement comme le prenom du celebre acteur d’alerte a malibu…
    Mais bon a part ces 2 details mineurs j’ai vraiment apprecie ton recit

  2. Merci p’tit Halim !! Ben pour les mitchs j’m’en suis douté mais ça me faisait trop délirer d’écrire comme ça alors… J’peux laisser dis, stp ? LOL

    Et pour les LEIS ouais tu vois j’savais mais j’continue à m’embrouiller avec les 0… Compliqués ses roumains, j’te jure !

    Ben allez bisous à la clique de l’appartementul 14 et aux 2 demoiselles (si tu vois ce que je veux dire) ma foi fort sympatiques, et au prochain WE no limit !! Ciao bô gosse

  3. bravo très bien et intéressant dommage pas d’adresse précise et les photos sont pour la plupart non ouverte
    je cherche des infos sur bucarest ds ce petitmonde là,
    et pourquoi pas plus rencontre etc
    si vous avez je suis preneur
    merci d’avance
    christophe de lyon

  4. Salut Christophe,

    Merci pour le billet. Pour le reste, à vrai dire, je ne comprend pas très bien le « photos non ouvertes », et de « ce petit monde là ». Qui exactement, Hugues, David, Halim ? Quel problème avec les photos ?

    Pour les adresses et bien moi je me faisais promener, donc je n’ai pas fait attention et à vrai dire en Roumanie comme en Bulgarie ce n’est pas comme chez nous au niveau des rues, ce n’est pas toujours bien indiqué.

    Pourquoi pas plus de rencontres… Là non plus toutes mes excuses mais je ne comprend pas. 🙂 Je ne suis resté qu’un week-end à Bucarest donc pas évident de faire beaucoup de rencontres.

    Hugues (et toute la bande) a freiné un peu l’activité de son site avec nouvelles et compagnie, mais pour ce petit monde là, le site c’est ici :

    http://pineauh.free.fr/blog

    Voila eh bien aucun soucis pour donner des informations autant que je peux, à la limite on peut continuer cette conversation par mail. Le mien : [email protected].

    A bientôt

  5. bonjour super description d’une journée en roumanie. je dois aller a bucarest mais je connais rien et je veux vraiment m’amuser. si vous connaissez des coins sympas et des boites ou on peux faire des connaissances serieuses alors cela m’interesse.Merci. 😉

  6. Salut Hassan et merci beaucoup !!

    Je pense que le mieux c’est de demander aux « experts » ! 😉 C’est à dire aux potes qui sont partis 3 mois là bas. Voilà le site :

    http://pineauh.free.fr/blog/

    Bon le blog est peut-être en friche, je suis pas sûr que les potes y aillent tout le temps. Essaie de poster sur ce site et de leur demander, sinon envoie moi un mail ([email protected]) et je te donnerai en privé leurs adresses e-mail respectives.

    A plus et ne pas hésiter à me recontacter ! Ciao

    Pierre

  7. 🙂 Bonjour! Bonjour!

    Enfin je trouve quelqu’un qui a un contact à Russe!
    Alors voilà, je fais un voyage en Roumanie du 18 au 30 septembre; et comme le 22 c’est la fête de l’indépendance de la Bulgarie, je me suis prise entre quatre yeux et me suis dit: « ma fille, ça vaut p’têt le coup d’y aller ». La ville la plus proche de Bucharest, c’est Russe, je voudrais passer cette fête avec un ou une bulgare, dans une ville ou un village. Tu en connais? Tu peux m’aider?

Laissez un commentaire