Veliko Turnovo

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Ce samedi 23 juillet 2005, nous avons décidé avec mon acolyte Sylvain de partir « en amoureux » à Veliko Turnovo, située à mi-chemin entre Sofia et Varna. Cette ville a un charme tout particulier ; elle fût dans le passé la capitale de la Bulgarie, et cela s’explique notamment par sa situation géographique exceptionnelle. Située à flanc de montagne au milieu des 7 méandres de la Jantra, elle est une place de choix pour bâtir une forteresse digne de ce nom. Voici donc une petite visite de cette ville et de ces alentours.

L’arrivée à Veliko Turnovo

11h30, nous arrivons à une des deux gares routières de Veliko. Comme l’indique le guide vert sur la Bulgarie, « le charme n’est pas apparent immédiatement », effectivement. Nous mettons 15 à 20 minutes pour nous rapprocher de la ville, le temps de se faire interpeller par un groupe d’une dizaine de mamies déchainées, dont pas une seule parlait autre chose que le bulgare. De ce que nous avons compris, elles voulaient nous louer une chambre. Elles n’ont pas voulu qu’on les prenne en photo, les voici donc en « mode furtif ».

Nous poursuivons notre route vers la ville et nous arrivons sur la Jantra, face à la vieille ville.

La vieille ville

Et là, comme vous pouvez le voir, le charme de Veliko Turnovo commence à agir… Nous nous dirigeons donc vers cette vieille ville, à flanc de colline, des maisons typiquement bulgares, de bien belles constructions pour un cadre naturel exceptionnel

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Cette ville est toute en longueur, les gares sont à l’ouest dans la nouvelle ville et tout ce qu’il y a de vraiment intéressant est à l’est… Nous poursuivons donc notre périple en nous dirigeant vers l’orient et vers la forteresse de Veliko, symbole de la splendeur passée de cette ancienne capitale.

Caravec, la citadelle des Tsars bulgares

Ici, c’est sur 360° que ça se passe : un panorama incroyable, surtout quand on est sur les remparts. Ci-dessous une petite vue de la vieille ville, et d’un des quartiers de Veliko Turnovo.

Nous décidons donc d’entrer dans la citadelle ; nous nous faisons alors interpeller, nous indiquant qu’il faut payer 4 leva (2 euros) pour entrer. On commence à prendre les mœurs occidentales ici, quelques années auparavant c’était gratuit. Voila alors le chemin qui s’offre à nous, au milieu du vide, avec un panorama à couper le souffle.

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En haut de cette forteresse, il y a une « sorte d’église » qui surplombe le paysage, et de là-haut, la vue est assez impressionnante. La citadelle est assez étendue, nous nous sommes donc aventurés un peu plus loin, histoire de voir Sylvain faire le malin en haut d’une ruine du palais des anciens Tsars (vous voyez un p’tit truc jaune en haut du mur ? Ce n’est pas une balle de tennis ou autre petit citron, non c’est bien Sylvain !)

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En haut de cette forteresse, il y a une « sorte d’église » qui surplombe le paysage, et de la haut, la vue est assez impressionnante. La citadelle est assez étendue, nous nous sommes donc aventurés un peu plus loin, histoire de voir Sylvain faire le malin en haut d’une ruine du palais des anciens Tsars (vous voyez un p’tit truc jaune en haut du mur ? Ce n’est pas une balle de tennis ou autre petit citron, non c’est bien Sylvain !)

Il commence à se faire faim, retour en ville histoire de déguster salades (shopska), bière locale et autres spécialités. Nous décidons de nous éloigner de la ville et d’aller à un des monastères voisins, en taxi.

Le monastère de la Sainte trinité

Comme tous les monastères, il faut s’aventurer au milieu de la brousse pour y parvenir. Le taxi n’est pas un 4×4, mais cela aurait été préférable. 6 km plus loin, nous arrivons au monastère, qui est un monastère de femmes. Le voici, accroché à la falaise et abritant une très jolie petite église.

Tout aventuriers que nous sommes, nous décidons de ne pas arrêter notre périple ici, alors que le temps, qui était de la partie jusqu’à présent, commence à se gâter. Nous décidons donc de nous diriger vers Arbanasi, village voisin.

Arbanasi

Ce village est très typique et très joli, car ici, « l’effet Bulgarie » est beaucoup moins prononcé. L’effet Bulgarie, c’est tout simplement tout ce que l’on peut voir de délabré et cassé… L’effet Bulgarie quoi !

De très jolies petites maisons, deux églises que nous n’aurons pas pu visiter car fermées (mais apparemment très jolies), de beaux paysages, mais on y fait vite le tour. Pour la petite histoire, nous nous sommes retrouvés perdus au milieu d’un champ de moutons, là on s’est demandé si on retrouverait la civilisation.

C’est apparemment dans ce village qu’aimaient venir se reposer les Tsars de l’époque. Aujourd’hui, il reste de très beaux hôtels, mais qui ne semblaient pas faire le plein ici. Pour preuve, pour la deuxième fois de la journée, nous nous sommes vus proposé une chambre d’hôte.

Retour à la case départ

Fin de la journée, il est temps de rentrer à Veliko Turnovo, puis à Sofia. Il est déjà 19 heures passées. Seulement, il a été dur de trouver un taxi, car nous sommes dans un village ; c’est avec joie que nous nous sommes rués sur le premier qui est passé.

Le bus partira finalement à 22h30, car c’est celui qui fait la liaison Varna-Sofia. Bus grande classe, dans lequel tout le monde y dort après une dure journée. Arrivée à la gare routière de Sofia à 2h30 du matin (après donc 3 heures de route), le temps de prendre un taxi et de rentrer chez soi : fin du voyage.

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À propos de l’auteur

Webmaster du site Tour du Blog, je partage avec vous ma passion des voyages et de la photographie.
Si cet article vous a plu, retrouvez tous mes posts par ici : A propos de Pierre

3 commentaires

  1. A veliko turnovo, on peut aussi rencontrer des suisses de france, qui nous apprenne que le voyage sofia-grece, en avion, ca coute moins de 100 dollars… une pacotille.
    A croire que la seule chose qui nous a pousse a prendre le train pour y aller et depenser la somme gargantuesque de 20 euros, c’est le charme de se faire reveiller par deux fois, dans nos couchettes, par messieurs les douaniers.
    Des fois, on ferait mieux de rester un peu plus velikoptere a terre…

  2. A veliko turnovo, on peut aussi rencontrer des suisses de france, qui nous apprenne que le voyage sofia-grece, en avion, ca coute moins de 100 dollars… une pacotille.
    A croire que la seule chose qui nous a pousse a prendre le train pour y aller et depenser la somme gargantuesque de 20 euros, c’est le charme de se faire reveiller par deux fois, dans nos couchettes, par messieurs les douaniers.
    Des fois, on ferait mieux de rester un peu plus velikoptere a terre…

  3. En tous cas, ça a l’air très beau ce petit coin, donc j’espère que tu m’emmeneras dans des endroits dignes de cela quand je viendrais Mr!
    Je vois qu’il y a pire que moi: 36h dans un bus c’est déjà pas mal, mais alors 55h dans un train..! J’suis pas folle, les prochaines fois je me payerais l’avion !

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