Les transports en commun à Sofia

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Une fois de plus, changement radical. Ici, prendre les transports en commun, c’est très amusant et dépaysant ! Petit état des lieux.

Les différents modes de transport

Il y a tout d’abord depuis très récemment des lignes de métro (3 exactement, travaux démarrés en 1998 et terminés en 2003), mais je n’ai pas encore eu le privilège de le prendre, il y a peu de stations pour l’instant.

Il y a aussi des tramways et des bus. Mais il y a également un mix entre bus et tramways : les trolleys (ils s’appellent comme ça). Et effectivement, ces trolleys portent vraiment bien leur nom. Ce sont des bus qui roulent avec des lignes électriques du même type que celles du tramway ; c’est d’ailleurs avec ces trolleys que je me rends tous les matins au boulot.

La plupart des transports ici (à part le métro) ressemblent à ce qui suit, un truc tout moche et tout orange, et encore quand il est orange c’est bon signe c’est que la peinture date de moins de 20 ans… Là en l’occurrence c’est un tramway, donc c’est pas ce qui se fait de plus pourri. Et le reste du temps, les transports ressemblent à une pub géante (ici pour les couches, des fois pour le PQ, véridique !)

Voilà pour le petit aperçu ; maintenant montons à bord.

L’intérieur

Souvent l’habit ne fait pas le moine, mais en l’occurrence, là, si ; l’intérieur est bien aussi délabré que l’extérieur. On a l’impression que le tram ou le trolley va se casser à chaque fois que les portes se ferment : PAF ! Assez rustique… Ce n’est pas le pire. Quand il pleut très fort, ça fuit au milieu des jointures, ce qui fait que jeudi j’étais trempé même avant de sortir du trolley, une douche à l’intérieur, sympa pour les gens qui n’ont pas l’eau courante ici 😉

Le plus roots, c’est ce qui vient : comment on paie les transports et comment on composte son billet.

D’abord, normal, on achète des billets. Mais ici, un billet c’est pour une portion de transport ; si on a trois changements, ça coûte trois billets. Un billet coûte 40 stotinkis (20 centimes d’euros). Vous allez rigoler quand je vous donnerai le prix d’une amende ici, un peu plus tard.

Le compostage

Ensuite, on composte son billet et là c’est comique. Voilà la machine à composter. Eh oui, ça se fait à la main ! Le plus drôle, c’est le fonctionnement (attention, va falloir être bon en maths). Commençons par voir à quoi ressemble un ticket composté.

Alors dans chaque machine, il y a des petites perforeuses pour faire des trous dans le billet. Sur ce billet, il y a 5 poinçons, et c’est généralement tout le temps le cas (certaines fois 4). Le billet se prend donc 5 poinçons sur 9 emplacements possibles (on voit bien ces 9 emplacements possibles à l’intérieur de la machine, regardez bien !). Le « problème » c’est que chaque jour ils changent les poinçonneuses de place. Du coup on a calculé, normalement ça donne 120 possibilités de poinçonnage différents (vous suivez ? J’espère).

Voilà c’est très bizarre et très marrant à voir… Un truc génial ici aussi, c’est qu’en descendant, la plupart des gens filent leur billet en le laissant sur leur siège, comme ça celui qui vient n’a pas besoin d’acheter de ticket. Mais quand on ne tombe pas sur un billet valable et qu’on a pas d’argent pour se payer un ticket… Et ben on fraude. Et voici comment ça se passe.

Les contrôleurs

Les contrôleurs sont « furtifs », ils montent très discrètement dans le tram. Ils montent sans leur gilet, mine de rien, et l’enfilent une fois que le tram est reparti. Souvent il n’y a qu’un seul contrôleur, donc s’il monte au fond, c’est très facile de se mettre devant et de descendre à l’arrêt d’après. Des fois aussi, ça peut passer de donner un autre billet pas nettement poinçonné, et ressemblant à celui qu’il faudrait (faut avoir de la chance mais ça marche pour certains !).

Mais si on est pas doué et qu’on se fait chopper, là, c’est l’amende. Et ça rigole pas… 5 leva l’amende, soit… 2,5 euros !!! Voila pourquoi bon nombre de Sofiotes ne paient pas, puisque le ticket vaut 0,4 cents et qu’il faut en prendre un nouveau à chaque changement. donc si on se fait chopper tous les quatre jours c’est amorti.

En clair ici, pour payer le transport en commun… On ne paie pas, ou on magouille pour pas se faire chopper !

Rectification de dernière minute !

En fait, une amende coûte le prix de 12 allers simples. Ce qui fait qu’une amende me coûte le prix de six jours de transport payés normalement. Mais vu le nombre de contrôleurs, leur furtivité et la chance que j’ai (encore hier, contrôlé une fois à l’aller et une fois au retour), j’ai pris la décision de composter les tickets comme un citoyen civilisé, c’est plus rentable pour moi. Parce que sur 6 jours, je tomberai forcément sur un contrôleur, alors que mes compères, qui prennent le tram tous les jours sur une distance au moins le double de la mienne, ne se sont fait contrôler qu’une fois, alors qu’en deux fois moins de temps j’en suis presque à une dizaine.

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À propos de l’auteur

Webmaster du site Tour du Blog, je partage avec vous ma passion des voyages et de la photographie.
Si cet article vous a plu, retrouvez tous mes posts par ici : A propos de Pierre

9 commentaires

  1. A Varna ce n’est pas tout à fait le même fonctionnement : tu rentres dans le bus sans ticket, et le controlleur passe pour te faire payer le transport. Ils fonctionnent comme ça même quand c’est archi-blindé. Du coup, il n’y a pas trop de fraude.

    Anectode amusante : il y a beaucoup de vieux bus ramenés de Paris ou d’Allemagne, c’est souvent écrit en français à l’intérieur du bus.

  2. C’est marrant ça dis donc !! Rien à voir. Nous les contrôleurs c’est souvent des petites vieilles qui paraissent totalement inoffensives. Elles planquent leur petit gilet « contrôleur » dans leur sac et tu vois rien venir !!!

    Par contre, quand ya beaucoup de monde, ils ne contrôlent pas.

  3. Bon, je vais un petit ramener ma science (remarquez j’ai l’habitude… mais les autres finiront peut-être par en avoir marre si c’est pas déjà le cas…).

    Mais je n’ai pu réprimer un sourire quand j’ai vu a façon d’écrire trolley (bah oui ça vient de l’anglais). Et encore, tu aurais pu l’écrire trolaid et ç’aurait pas forcément été plus faux…

  4. Comme pour beaucoup de français, le « troley » est nouveau pour moi, je n’avais jamais entendu parler d’un tel truc. Et ici, il n’y a déjà pas le noms des arrêts et souvent même pas d’arrêts du tout, alors vas-y pour voir l’orthographe du mot « troley » déjà en bulgare, et ensuite écrit en français… Moi ça me dérange pas que tu ramènes ta science, t’as raison de me le faire remarquer ; merci (enfin la ramène pas trop quand même… 😉 )

  5. par contre si tu te fait chopé au moment quant tu met ton billet ds le bus au autre transport tu peu payé une amende car c’est interdit!
    solution: tu te fait passé pour un paysan qui vien a sofia pour la premiére fois et qui fait comme tout le monde! 🙂

  6. slt les amis j’ai bcq de question appropos de la bulgarie suis marocain le prochain mois je visite plovdiv pour une duré de 5 mois aider moi stp sur Msn plz et merci d’avance

  7. En 2014 le billet est à 1 léva et l’amende à 20 lévas.
    Le billet n’est toujours valable que dans un seul bus, et il faut payer un ticket à chaque changement.

    Le moins cher c’est de se prendre une carte d’abonnement pour 130 lévas qui permet une utilisation illimitée des bus, trolley et des métros durant 3 mois. AU moment de vous imprimer la carte il vous faudra une photo d’identité sinon vous devrez payer 10 levas de plus.

    Il y a aussi ces fameuses fourgonnettes blanches qui s’arrètent aux arrets de bus, qui sont plus rapides que le bus mais qui ne sont pas accessibles avec cet abonnement classique.

  8. et oubliez l’anglais quand vous parlez au personnel des transports : chauffeurs, guichetières, controleurs etc… tous font semblant de ne pas comprendre l’anglais, tous absolument tous.

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